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Le guide

Comment faire un génogramme

Un génogramme se construit dans un ordre précis. Ce n'est pas une coquetterie de méthode : commencer par la fin oblige à tout redessiner, et un schéma redessiné trois fois pendant un entretien coupe l'entretien. Voici l'ordre qui tient, et ce qu'il évite.

Cette page décrit une méthode de tracé. Ce qu'on recueille, ce qu'on en fait et ce qu'on en dit relève de votre pratique et de votre cadre, pas d'une page web.

1. Poser le cas index

On commence par la personne autour de qui le génogramme est construit : celle qui consulte, ou celle dont il est question. On l'appelle le cas index, ou patient identifié. Elle se marque d'un double contour, et c'est la seule du schéma à le porter.

Ce choix n'est pas neutre et se pose en premier parce qu'il oriente tout le reste : le schéma se lit à partir de là.

2. Sa fratrie, puis ses parents

On descend d'abord latéralement — frères et sœurs, dans l'ordre des naissances, l'aîné à gauche — puis on remonte aux parents. Cet ordre-là plutôt que l'inverse, parce que la fratrie fixe la largeur dont on aura besoin ; poser les parents d'abord conduit à les déplacer dès le deuxième enfant.

3. Remonter à trois générations

Trois générations est la profondeur usuelle : le cas index, ses parents, ses grands-parents. C'est assez pour qu'un motif se répète et devienne visible, et assez peu pour tenir sur une page.

Au-delà, on ne gagne généralement pas en lisibilité ce qu'on perd en place. Une quatrième génération se justifie quand elle porte quelque chose — un aïeul dont l'histoire circule encore, des enfants déjà nés.

4. Dater ce qui peut l'être

Naissances, décès, mariages, séparations. Une date transforme une liste de personnes en chronologie, et c'est la chronologie qui fait apparaître les coïncidences.

Ne jamais inventer une date pour combler un champ. Une date incertaine se qualifie : ~1930 pour « vers », av. et ap. pour un encadrement. Un « 1er janvier 1930 » inventé se lira plus tard comme un fait.

5. Marquer les foyers

Un cadre en pointillé entoure ceux qui vivent sous le même toit. C'est souvent l'information la plus parlante du schéma, et celle qu'on oublie le plus : la parenté et le ménage ne se recouvrent pas. Une grand-mère hébergée, une garde alternée, un beau-parent changent le quotidien sans changer la structure familiale.

6. La qualité des liens, en dernier

Proche, distant, conflictuel, fusionnel, rompu. On les pose à la fin, pour deux raisons.

Les quatre erreurs qui coûtent le plus

Mettre la qualité du lien sur la ligne d'union

La ligne d'union porte déjà une notation : son pointillé dit l'union libre, ses obliques disent la séparation ou le divorce. Y ajouter une couleur de relation rend les deux illisibles. La qualité affective se trace à côté, jamais dessus.

Ranger la fratrie dans le désordre

L'aîné à gauche est une convention de lecture. Un lecteur formé y lit un rang de fratrie sans compter ; s'il est faux, il lit un rang faux.

Confondre le losange avec une catégorie

Le losange dit « non renseigné », pas « autre ». Il sert pour un aïeul dont on ne sait rien.

Écrire des données de patient dans un fichier partagé

Un génogramme est un document de santé. Il relève des mêmes obligations que le reste du dossier, et un fichier posé sur un service en ligne quelconque n'y satisfait pas.

Le faire à la main, ou pas

Le papier reste imbattable pendant l'entretien : il ne s'interpose pas. Son coût apparaît après, quand il faut ajouter une personne au milieu et que tout se décale.

C'est le problème que SpatioPsy Génogramme résout : le placement est automatique, et il se refait à chaque ajout. Une position que vous fixez à la main, en revanche, est conservée — le reste du dessin se réorganise autour d'elle.

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Dernière mise à jour : 22 août 2026