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Le guide

Génogramme, génosociogramme, arbre généalogique

Les trois dessinent une famille sur plusieurs générations, et se ressemblent de loin. Ils ne cherchent pas la même chose, ne notent pas les mêmes informations, et ne s'emploient pas dans les mêmes mains. La confusion est fréquente, y compris entre professionnels.

Arbre généalogiqueGénogrammeGénosociogramme
ButÉtablir une ascendanceComprendre une situation cliniqueExplorer une transmission entre générations
ProfondeurLe plus loin possibleTrois générations en généralVariable, souvent plus
Ce qu’il porteFiliations, dates, lieuxFiliations, foyers, dates, qualité des liensFiliations et liens, plus les faits marquants et les répétitions
NotationLibre, variable selon les logicielsCodifiée (McGoldrick)Dérivée du génogramme, avec ses propres ajouts
Qui le traceUn particulier, un généalogisteUn clinicien, avec la personneUn praticien de l’approche

L'arbre généalogique

Il répond à une question de filiation : de qui descend-on. Il vise l'exhaustivité et la profondeur, remonte aussi loin que les archives le permettent, et note ce qui est vérifiable — dates, lieux, professions.

Ce qu'il ne porte pas : la qualité des relations, la composition des foyers, et tout ce qui relève de l'appréciation. Un arbre généalogique ne dit pas si un père et son fils se parlaient.

Le génogramme

C'est un outil clinique. Il vise la compréhension d'une situation actuelle, à partir de la personne qui consulte, et s'arrête en général à trois générations parce que c'est la profondeur où les motifs deviennent lisibles sans que la page devienne illisible.

Sa particularité est d'ajouter à la structure une couche relationnelle : proche, distant, conflictuel, fusionnel, rompu. Il note aussi les foyers, c'est-à-dire qui vit avec qui, information que l'arbre généalogique ignore et qui pèse souvent davantage que la parenté.

Sa notation est codifiée, stabilisée par McGoldrick, Gerson et Petry. C'est ce qui permet à un confrère de lire le schéma sans légende. Elle est détaillée dans la page des symboles.

Le génosociogramme

Le terme vient d'Anne Ancelin Schützenberger, qui l'a développé en France et exposé dans Aïe, mes aïeux ! (1993). C'est un objet propre à l'aire francophone : il n'a pas d'équivalent direct dans la littérature anglophone, où « genogram » couvre l'essentiel du terrain.

Il part du génogramme et s'intéresse à ce qui se transmet entre générations : loyautés familiales, secrets, répétitions de dates ou d'événements. Il est associé à une approche particulière, la psychogénéalogie.

À dire clairement plutôt que de le laisser entendre : la psychogénéalogie est une approche dont les fondements théoriques sont discutés, et qui n'a pas le statut empirique du génogramme clinique. Le préciser n'est pas la disqualifier, c'est permettre à chacun de savoir ce qu'il emploie.

Ce qu'il faut retenir

SpatioPsy Génogramme trace la notation du deuxième. Elle sert de base au troisième, dont les ajouts propres ne sont pas codifiés de la même façon.

Références

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Dernière mise à jour : 22 août 2026