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Le guide

Un génogramme commenté

Rien ne remplace la lecture d'un schéma réel. Celui-ci compte quatre générations et une vingtaine de personnes. Il est entièrement synthétique : la famille « Exemple » n'existe pas, aucune donnée de patient n'a servi à le construire.

Génogramme de la famille Exemple : quatre générations, deux couples de grands-parents dont trois membres décédés, trois couples à la deuxième génération dont un divorcé, deux foyers encadrés en pointillé, une paire de jumeaux et trois enfants à la quatrième génération.
Dossier d'exemple de SpatioPsy Génogramme, exporté en vectoriel. Le schéma défile horizontalement s'il est plus large que votre écran.

Ce qui se lit sans rien connaître

Ce qu’on litCe que ça veut dire
m 1954, m 1956Deux mariages, dans les années cinquante : la première génération du schéma
m 1988 d 2009Mariés en 1988, divorcés en 2009. Le trait de l’union porte les deux obliques du divorce
u.l. 1990, u.l. 2018Union libre. Le trait est en pointillé, et il n’y a pas de date de mariage parce qu’il n’y a pas de mariage
1929  2011 puis 81Naissance et décès aux coins, âge au décès dans la forme. La forme est barrée d’une croix
1934 puis 91Une seule date : la personne est vivante, et l’âge est l’âge actuel
Foyer parentalCadre en pointillé : ces personnes vivent sous le même toit

La lecture, génération par génération

En haut : les grands-parents

Deux couples, mariés en 1954 et 1956. Trois des quatre sont décédés — leur forme est barrée, et porte deux dates au lieu d'une. La quatrième, née en 1934, a 91 ans : une seule date, pas de croix.

C'est déjà une information clinique. Une génération presque entièrement disparue, et une survivante très âgée, ne pèsent pas la même chose sur une famille qu'un couple de grands-parents encore présents.

Au milieu : les parents et leurs fratries

Trois couples, et trois formes d'union différentes sur la même ligne : un mariage de 1982, un mariage de 1988 rompu par un divorce en 2009, et une union libre depuis 1990.

Le divorce se voit à deux obliques sur le trait de l'union. Les dates restent : un divorce n'efface pas le mariage, il le date une seconde fois.

Ensuite : la génération des enfants devenus adultes

C'est là que le schéma devient dense. On y trouve deux personnes nées la même année, réunies par un Λ : des jumeaux. Le Λ part d'un même point de la ligne de filiation, ce qui les distingue d'une fratrie ordinaire.

Un trait vert relie deux personnes de cette génération. C'est le calque affectif : la structure dit qui descend de qui, la couleur dit comment ils s'entendent. Les deux se lisent séparément, et c'est voulu.

En bas : les petits-enfants

Trois enfants nés en 2014, 2018 et 2020. Leur présence est ce qui justifie une quatrième génération : sans eux, on se serait arrêté à trois.

Les deux foyers

Deux cadres en pointillé entourent des groupes de personnes : « Foyer parental » et « Foyer de Camille ». Ils disent qui vit sous le même toit, ce que la structure de parenté ne dit pas.

C'est souvent l'information la plus utile du schéma, et la plus vite oubliée quand on le trace. Deux personnes peuvent être mère et fille sans partager un toit ; deux autres peuvent partager un toit sans aucun lien de parenté.

Ce que ce schéma ne dit pas

Il faut le nommer, parce qu'un génogramme donne facilement l'impression de tout dire.

Le tracer soi-même

Ce schéma a été dessiné avec SpatioPsy Génogramme, et exporté en vectoriel — c'est le fichier même que vous regardez. Le placement des générations, des unions et des fratries est automatique.

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Dernière mise à jour : 22 août 2026